12
mars
2025
Le Beauvau des polices municipales ferme ses portes en évoquant continuum et mutualisation

Le Beauvau des polices municipales ferme ses portes en évoquant continuum et mutualisation

Sécurité

*** CET ARTICLE EST EN PARTENARIAT AVEC NOTRE PARTENAIRE LOCALTIS / BANQUE DES TERRITOIRES *** Publié le 12 mars 2025 par Frédéric Fortin, Épique communication pour Localtis Le Beauvau des polices municipale s’est clos ce 10 mars, au Havre, sur une session consacrée au continuum de sécurité, “à affermir”, et à la mutualisation des forces entre communes, …

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Le Beauvau des polices municipale s’est clos ce 10 mars, au Havre, sur une session consacrée au continuum de sécurité, "à affermir", et à la mutualisation des forces entre communes, encore balbutiante. Pour François-Noël Buffet, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, les travaux se poursuivent néanmoins, avec toujours pour objectif le dépôt d’un projet de loi avant juillet.

Le rideau sur le Beauvau des polices municipales est tombé ce 10 mars, au Havre, après une dernière séquence consacrée à la coordination entre polices municipales et forces de sécurité intérieure – le fameux continuum de sécurité –, d’une part, et à la mutualisation des moyens entre communes, d’autre part. Les travaux ne s’arrêtent pas là pour autant. Pour nourrir le "projet de loi de modernisation des polices municipales" qu’il entend déposer d’ici la fin du premier semestre, François-Noël Buffet, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, a indiqué qu’il continuerait à "se déplacer, dans nos territoires, à la rencontre de nos élus, de nos policiers municipaux et de nos gardes champêtres". S’y ajoutera "très prochainement, au ministère de l’Intérieur, une série de consultations et d’ateliers autour des associations d’élus et des organisations syndicales représentatives". Un dernier mot qui a son importance, le fait que des organisations non représentatives aient pu être invitées à participer au Beauvau ayant fait partie des raisons qui avaient conduit Force ouvrière à pratiquer la politique de la chaise vide lors de la séance lyonnaise (voir notre article du 21 février dernier).

Un continuum à "affermir"…

Au Havre, François-Noël Buffet a fait part de sa conviction que "la complémentarité entre les polices municipales et les forces de sécurité intérieure représent[ait] un enjeu absolument fondamental, qu’il faut traiter sans tabou et sans crainte". Mettant en lumière les quelque 3.500 conventions de coordination conclues entre l’État et les communes, "couvrant plus de 90% des collectivités qui emploient des agents de police municipale", il en retient "la nécessité, pour un meilleur continuum de sécurité, de donner plus de pouvoir aux polices municipales". Dans un communiqué, le ministère précise que des propositions ont été formulées au cours des travaux pour "rénover ces conventions, afin de mieux répondre aux exigences locales et aux besoins opérationnels". L’avenir dira sans doute quel sort sera notamment réservé aux "contrats de sécurité intégrée", dispositif alors non identifié lancé sans crier gare par le Premier ministre Jean Castex avec la ville de Toulouse entre deux périodes de confinement en 2020 (voir notre article du 9 octobre 2020), et qui a depuis connu un succès certain – Le Havre a signé le sien en 2022 (voir notre article du 10 février 2022). Il est d’ailleurs toujours "vivement encouragé" par le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau (voir notre article du 25 novembre).

 une mutualisation à promouvoir

Un tel succès reste encore à bâtir dans le domaine de la coopération entre communes. "Sur les plus de 3.800 communes disposant d’une police municipale, seules 450 participent à une mise en commun des moyens", déplore le ministère de l’intérieur dans le communiqué publié après la séance havraise – sans préciser quels dispositifs de mutualisation étaient ici visés (pour mémoire, il en existe trois : via une police intercommunale, un syndicat de communes ou une convention pluricommunale). Le ministère ajoute que "plusieurs exemples évoqués lors des échanges [havrais] mettent en évidence que la mutualisation des moyens est encore trop souvent sous-exploitée, alors qu’elle représente un levier stratégique pour optimiser les ressources et renforcer l'efficacité des forces de sécurité". Le constat n’est pas nouveau. Si "la mutualisation intercommunale des polices municipales semble constituer une voie évidente pour lutter contre la progression des inégalités territoriales devant la sécurité", jugeaient les sénateurs François Pillet et René Vandierendonck dans un rapport(Lien sortant, nouvelle fenêtre) de… 2012 (voir notre article du 1er mars 2013), on sait que les polices intercommunales peinent toujours à s’imposer, en dépit de l’appétence des intercommunalités pour le sujet (voir notre article du 10 janvier).

Au Havre, le ministre et ancien sénateur François-Noël Buffet s’est voulu positif, en évoquant 450 communes qui participent "déjà" à un tel mouvement de mutualisation. Pour amplifier ce dernier, il y a fait part de son souhait tant de "simplifier et [d’]améliorer la lisibilité et l’efficacité des dispositifs existants" que d’en "imaginer de nouveaux". Une direction déjà prise par les lois Engagement et Proximité (voir notre article du 23 janvier 2020) et Sécurité globale (voir notre article du 26 mai 2021). À chaque fois particulièrement sous l’impulsion de la Chambre haute, chère au ministre.

 

07
mars
2025
Succès des Rencontres des Maires des Antilles et de Guyane à la Guadeloupe

Succès des Rencontres des Maires des Antilles et de Guyane à la Guadeloupe

Transition écologique, Economie, Logement et urbanisme, Finances et fiscalité locales, Attractivité et aménagement du territoire

Réunis à Lamentin, en Guadeloupe, près d’une centaine d’élus ultramarins ont échangé sur les grands défis de leurs territoires. Autonomie énergétique, vie chère, mal-logement et investissement local  étaient au cœur des discussions. À l’initiative de l’APVF, en partenariat avec les trois associations des maires de Guadeloupe, de Martinique et de Guyane, près d’une centaine d’élus …

Réunis à Lamentin, en Guadeloupe, près d’une centaine d’élus ultramarins ont échangé sur les grands défis de leurs territoires. Autonomie énergétique, vie chère, mal-logement et investissement local  étaient au cœur des discussions.

À l’initiative de l’APVF, en partenariat avec les trois associations des maires de Guadeloupe, de Martinique et de Guyane, près d’une centaine d’élus étaient présents à Lamentin, en Guadeloupe, ce vendredi 7 mars. Au programme : les questions d’autonomie énergétique, de vie chère et de mal-logement, ainsi que la problématique de l’investissement local en période de contrainte budgétaire.

En présence des trois députés de Guadeloupe, des représentants de la Région et du Département de Guadeloupe, d’EDF, mais aussi de la Banque des Territoires et de la Fédération du Bâtiment et des Travaux Publics, les élus ont dressé un constat concret de la situation : les contraintes inhérentes à l’insularité, mais aussi les atouts et les potentialités des collectivités ultramarines.

Parmi les propositions qui ont émergé au cours de la réunion : flécher les territoires ultramarins comme prioritaires dans l'attribution du Fonds Vert et mettre en place un plan "Marshall" pour l'eau et l'assainissement.

Christophe Bouillon, président de l’APVF mais aussi de l’ANCT, a assuré aux élus présents qu’il relaierait auprès du gouvernement et des parlementaires leurs préoccupations et leurs propositions.

06
mars
2025
Politique de la ville : les associations d'élus se mobilisent avant le Comité interministériel des villes

Politique de la ville : les associations d'élus se mobilisent avant le Comité interministériel des villes

Logement et urbanisme

Le 13 mars 2025, sept associations d’élus – Intercommunalités de France, Ville & Banlieue, l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalités, l’Association des maires d’Île-de-France, France urbaine, l’Association des petites villes de France et Villes de France – organiseront une journée de mobilisation intitulée “Les villes, les quartiers, cœurs de la République”. Cet …

Le 13 mars 2025, sept associations d’élus – Intercommunalités de France, Ville & Banlieue, l’Association des maires de France et des présidents d'intercommunalités, l’Association des maires d’Île-de-France, France urbaine, l’Association des petites villes de France et Villes de France – organiseront une journée de mobilisation intitulée "Les villes, les quartiers, cœurs de la République".

Cet événement s’inscrit dans une dynamique collective visant à anticiper le prochain Comité interministériel des villes (CIV), prévu en mars 2025. Les associations souhaitent rappeler l'engagement des communes et intercommunalités en faveur des quartiers populaires et renforcer le dialogue avec l’ensemble des acteurs concernés. À cette occasion, elles lanceront "un appel à la coopération", en invitant les têtes de réseaux associatifs et les acteurs locaux à partager leurs perspectives sur les enjeux de la politique de la ville.

Un premier test pour la nouvelle ministre Juliette Méadel

Le CIV de mars 2025 sera le premier sous l’égide de Juliette Méadel, nouvelle ministre déléguée chargée de la Politique de la ville. Dans une interview à La Gazette des Communes, elle a affirmé que la priorité sera donnée aux plus jeunes : "On doit s'occuper d'un enfant dès la petite enfance, et cela touche le sanitaire, l'éducatif, le social, le culturel, le sportif." Ce CIV permettra de dresser un bilan des mesures engagées en octobre 2023 et de fixer de nouveaux objectifs quantitatifs plus clairs.

Outre la jeunesse, la ministre entend faire de l’économie un axe fort de son action. Elle compte ainsi encourager le commerce, l’artisanat et les nouvelles technologies dans ces territoires.

Vers un "ANRU 3" ?

Lors du CIV, la question de la poursuite de la rénovation urbaine sera centrale. Le rapport Ensemble, refaire ville, remis le 18 février à François Rebsamen, ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, préconise un "ANRU 3" pour garantir la continuité des efforts en matière de logement et de cadre de vie. "J'ai absolument besoin de l'Anru, il est décisif pour la rénovation des quartiers", a déclaré Juliette Méadel.

Les maires insistent également sur la mobilisation des crédits de droit commun pour garantir un accès équitable aux services publics dans les quartiers. La ministre a rappelé que le programme 147, consacré à la politique de la ville, dispose de 610 millions d’euros en 2025, tout en insistant sur la nécessité de mobiliser l'ensemble des ministères pour renforcer les services publics en matière de santé, éducation, logement et sécurité.

Des attentes fortes sur l'entretien des logements sociaux

Enfin, la question de l’entretien des parties communes dans les logements sociaux suscite des tensions. Une circulaire ministérielle impose aux bailleurs sociaux de prendre leurs responsabilités sous peine de sanctions, une mesure contestée par l'Union Sociale pour l'Habitat (USH). La ministre assure que l’état des lieux attendu pour le 7 mars permettra d’objectiver les responsabilités et d’agir rapidement pour améliorer les conditions de vie des habitants.

Le CIV de mars 2025 sera donc un moment crucial pour la politique de la ville, attendue avec impatience par les élus et les acteurs associatifs. L’APVF suivra de près ces débats et continuera à porter la voix des petites villes engagées au service des quartiers populaires.

06
mars
2025
Fin du transfert obligatoire de l’eau et de l’assainissement : une avancée pour les communes

Fin du transfert obligatoire de l’eau et de l’assainissement : une avancée pour les communes

Transition écologique

L’Assemblée nationale a franchi une étape décisive en adoptant en commission des lois une proposition de loi permettant aux communes de conserver la gestion de l’eau et de l’assainissement. Ce texte met fin à l’obligation de transfert aux EPCI, une mesure imposée par la loi NOTRe et contestée depuis dix ans. Si cette réforme est …

L’Assemblée nationale a franchi une étape décisive en adoptant en commission des lois une proposition de loi permettant aux communes de conserver la gestion de l’eau et de l’assainissement. Ce texte met fin à l’obligation de transfert aux EPCI, une mesure imposée par la loi NOTRe et contestée depuis dix ans. Si cette réforme est définitivement adoptée, elle permettra aux communes qui n’ont pas encore transféré ces compétences de les conserver, tout en maintenant les transferts déjà effectués.

Les parlementaires ont massivement soutenu cette évolution, reconnaissant la nécessité d’adapter la gestion de ces services aux spécificités locales. Parmi les amendements adoptés, la création de syndicats infracommunautaires permettra aux communes de mutualiser la gestion de l’eau et de l’assainissement tout en conservant leur autonomie, évitant ainsi un transfert systématique aux intercommunalités. La possibilité de dissocier l’assainissement collectif du non collectif leur offrira une flexibilité supplémentaire, notamment pour celles ayant déjà organisé la gestion du service public de l’assainissement non collectif (Spanc).

Un mécanisme de solidarité territoriale a également été introduit, permettant à une commune en situation de pénurie d’eau potable de bénéficier d’un approvisionnement par une commune voisine excédentaire, sans paiement pour l’eau elle-même, seules les dépenses d’acheminement étant à la charge de la commune bénéficiaire. Cette mesure vise à renforcer la résilience des territoires face aux épisodes de sécheresse et aux tensions sur la ressource en eau.

Enfin, le contrôle des installations d’assainissement non collectif sera renforcé avec l’introduction d’un diagnostic obligatoire avant toute transaction immobilière. L’acheteur d’un bien doté d’une installation non conforme aura un an pour réaliser sa mise aux normes sous peine de sanctions. Cette réforme vise à garantir une meilleure qualité des équipements et à limiter les risques sanitaires et environnementaux.

Le texte sera examiné en séance publique le 11 mars avant un passage en commission mixte paritaire. Toutefois, les amendements introduits pourraient retarder son adoption définitive en nécessitant des ajustements entre l’Assemblée et le Sénat.

06
mars
2025
Répartition de la DGF au Comité des finances locales

Répartition de la DGF au Comité des finances locales

Finances et fiscalité locales

Lors de la séance du 4 mars, le comité des finances locales (CFL) a procédé, avec un mois de retard sur le calendrier habituel, aux arbitrages sur la répartition de la dotation globale de fonctionnement (DGF). En augmentation de près de 150 millions d’euros par rapport à 2024 – financé par une baisse à due concurrence de …

Lors de la séance du 4 mars, le comité des finances locales (CFL) a procédé, avec un mois de retard sur le calendrier habituel, aux arbitrages sur la répartition de la dotation globale de fonctionnement (DGF).

En augmentation de près de 150 millions d'euros par rapport à 2024 – financé par une baisse à due concurrence de la dotation de soutien à l'investissement local (DSIL), le principal concours financier aux collectivités locales s'élève à 27,394 milliards d'euros en 2025. 19,1 milliards d'euros (soit près de 70% de l'enveloppe) seront affectés aux communes et intercommunalités et 8,27 milliards d'euros le seront aux départements.

Parmi les arbitrages, le CFL a porté la progression de la dotation de solidarité urbaine (DSU) d'un montant de 2,9 milliards d'euros) en 2025 à la hauteur de celle de la dotation de solidarité rurale (DSR qui atteint 2,3 milliards), soit +150 millions d'euros pour chacune (contre des hausses respectives de 140 et 150 millions d'euros prévues en loi de finances). Ce coup de pouce vers les élus urbains sera financé par les redéploiements de la DGF.

Pour rappel, les 150 millions d'euros qui abondent la DGF en 2025 alimenteront la moitié de la hausse de la DSU et de la DSR (+300 millions d'euros finalement). L'autre moitié sera financée par l'écrêtement de la dotation forfaitaire de plusieurs milliers de communes dont la richesse dépasse un certain seuil (en sachant que celles ne percevant pas de dotation forfaitaire sont exonérées) et la minoration de la dotation de compensation des intercommunalités à fiscalité propre. En outre, c'est aussi par ce canal que sera financée la hausse de la dotation forfaitaire liée à la croissance démographique en 2025 (43,4 millions d'euros). Le CFL a reconduit la clé de répartition utilisée en 202 : 60 % de ces besoins de financement mis à la charge de la dotation forfaitaire des communes et 40 % à celle de la dotation de compensation des intercommunalités.

Pour les communes écrêtées, c’est une perte de 114 millions d'euros, tandis que pour les intercommunalités, la baisse de leur dotation de compensation s’élève au total à 166 millions d'euros.

S'agissant de la DSR, la loi de finances pour 2025 a prévu que la part de la progression de la dotation allouée à la fraction "péréquation", perçue par plus de 33.000 communes, ne peut être inférieure à 60 %, à charge pour le CFL de ventiler les 40 % restant. Et, comme l'an dernier, il a choisi de répartir l'accroissement disponible à 75 % sur la fraction "bourg-centre", qui augmente de 41,8 millions d'euros, et à 25 % sur la fraction "cible" bénéficiant aux 10.000 communes rurales les plus défavorisées, qui augmente de 13,9 millions d'euros.

06
mars
2025
Franc succès de la première réunion technique "Tout savoir sur le Dilico"

Franc succès de la première réunion technique "Tout savoir sur le Dilico"

Formations / Rencontres, Finances et fiscalité locales

Le 4 mars 2025 s’est tenue la première réunion technique du Réseau des DGS de petites villes intitulée « Tout savoir sur le Dilico ». A cette occasion Jean-Pierre COBLENTZ, consultant expert en finances et fiscalité locales chez STRATORIAL, a présenté les mécanismes en jeu et a répondu aux nombreuses questions posées par les 130 …

Le 4 mars 2025 s'est tenue la première réunion technique du Réseau des DGS de petites villes intitulée « Tout savoir sur le Dilico ». A cette occasion Jean-Pierre COBLENTZ, consultant expert en finances et fiscalité locales chez STRATORIAL, a présenté les mécanismes en jeu et a répondu aux nombreuses questions posées par les 130 participants.  

Un nouveau dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales des collectivités locales (Dilico), qui intègre près de 2 000 communes dont un tiers de petites villes, a été instauré par la loi de finances 2025. Face à une absence de transparence notable de la part de l'Etat sur les modalités du dispositif, et en l'absence de toute simulation, l'APVF a tenté de répondre aux inquiétudes légitimes, et assez exceptionnelles, des élus. C'est dans ce contexte que l'APVF et Stratorial ont organisé cette réunion technique à l'attention de l'ensemble des petites villes concernées par le Dilico.

Jean-Pierre Coblentz après avoir contextualisé la mise en place du dispositif, a repris ligne à ligne l'article de la loi de finances et a explicité les modalités de calculs. Ont été évoquées également les suites possibles du Dilico, après 2025.

 

06
mars
2025
Répondez à l'enquête sur la situation financière des petites villes !

Répondez à l'enquête sur la situation financière des petites villes !

Finances et fiscalité locales

Au moment où vous bouclez votre budget, l’Association des petites villes de France (APVF) souhaite faire le point sur la situation financière de votre commune en 2024 et les perspectives 2025. Répondez à notre enquête !  Pour cela, nous avons le plaisir de vous adresser un questionnaire (temps de réponse : 15 minutes) auquel nous attendons un …

Au moment où vous bouclez votre budget, l’Association des petites villes de France (APVF) souhaite faire le point sur la situation financière de votre commune en 2024 et les perspectives 2025. Répondez à notre enquête ! 

Pour cela, nous avons le plaisir de vous adresser un questionnaire (temps de réponse : 15 minutes) auquel nous attendons un maximum de réponses avant le 11 avril.

Nous vous remercions infiniment par avance pour le temps précieux que vous accorderez à notre enquête. La qualité des résultats en dépend.

Répondre à l'enquête

06
mars
2025
Soutien à la qualité des modes d’accueil du jeune enfant : appel au partage des bonnes pratiques !

Soutien à la qualité des modes d’accueil du jeune enfant : appel au partage des bonnes pratiques !

Services publics

La réforme du service public de la petite enfance est en vigueur depuis le 1er janvier. La direction de projet SPPE, chargée du pilotage interministériel de la réforme du service public de la petite enfance, élabore des guides de bonnes pratiques sur les différentes compétences. Un premier guide de bonnes pratiques sur l’information des parents …

La réforme du service public de la petite enfance est en vigueur depuis le 1er janvier. La direction de projet SPPE, chargée du pilotage interministériel de la réforme du service public de la petite enfance, élabore des guides de bonnes pratiques sur les différentes compétences.

Un premier guide de bonnes pratiques sur l’information des parents est d’ores et déjà disponible sur le site du ministère (voir « outils en téléchargement » dans le lien ci-dessous) :

Outils et ressources à destination des autorités organisatrices de l’accueil du jeune enfant | solidarites.gouv.fr | Ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles

Un second guide sur la compétence de soutien à la qualité est en cours de réalisation. Pour aider à la rédaction, un échange de bonnes pratiques des autorités est mis en place. Chaque autorité organisatrice est invitée à :

  • Identifier une ou plusieurs bonnes pratiques qu’elle met en œuvre pour le soutien à la qualité, en s’appuyant notamment sur la liste de thèmes indiquée dans le document en pièce jointe ;
  • Renseigner chaque bonne pratique dans le modèle de fiche présentée dans le document. L’action peut être présentée en détail (modèle de fiche détaillée) ou de façon plus succincte (modèle de fiche simplifiée), au choix ;
  • Renvoyer la ou les fiche(s) à sppe@sante.gouv.fr avant le 24 mars

 Les bonnes actions seront compilées pour adresser à toutes les autorités organisatrices un panorama complet des actions qu’elles peuvent mettre en œuvre pour exercer leur compétence.

 

 

 

03
mars
2025
Femme de Terrain : Nathalie Nieson, Maire de Bourg-de-Péage et vice-Présidente trésorière de l'APVF, au micro de paroles d'élus

Femme de Terrain : Nathalie Nieson, Maire de Bourg-de-Péage et vice-Présidente trésorière de l'APVF, au micro de paroles d'élus

Dans un nouvel épisode du podcast Femmes de Terrain, Nathalie Nieson, maire de Bourg-de-Péage, nous plonge dans son parcours d’élue engagée au service de sa commune et de ses citoyens. À travers ses trois mandats de maire et son expérience de députée, elle partage son implication quotidienne sur le terrain, son rapport à la politique …

Dans un nouvel épisode du podcast Femmes de Terrain, Nathalie Nieson, maire de Bourg-de-Péage, nous plonge dans son parcours d'élue engagée au service de sa commune et de ses citoyens. À travers ses trois mandats de maire et son expérience de députée, elle partage son implication quotidienne sur le terrain, son rapport à la politique locale et les projets qui ont marqué son mandat.

L'un des moments forts de cet entretien est son retour sur l'importance de l'Association des Petites Villes de France (APVF), qui lui permet de renforcer l'engagement des petites communes. Comme elle le dit dans le podcast :

"[...] Ce que je trouve à l’Association des Petites Villes de France, c’est ce brassage national avec des expériences de maire qui viennent de partout en France. Et avec cette capacité à pouvoir porter la parole qui est la nôtre en étant plus fort et pas isolé."

L'APVF joue un rôle clé pour les maires des petites communes en leur offrant un espace de partage d'expériences et en leur permettant de défendre les spécificités de leurs territoires à l’échelle nationale.

Écoutez cet épisode inspirant et découvrez l'engagement de Nathalie Nieson pour sa ville et pour l'avenir des petites communes.

Écoutez le podcast complet par ici

27
février
2025
Retour sur la journée des maires des petites villes de Bourgogne Franche-Comté

Retour sur la journée des maires des petites villes de Bourgogne Franche-Comté

La rencontre des maires des petites villes de Bourgogne Franche-Comté, qui s’est déroulée au siège de la région à Dijon, a rassemblé près de 100 élus. La région est un lieu d’empreinte forte de l’APVF qui y a tenu deux fois ses Assises. Le lien entre l’APVF et la région Bourgogne-Franche-Comté se manifeste par des …

La rencontre des maires des petites villes de Bourgogne Franche-Comté, qui s'est déroulée au siège de la région à Dijon, a rassemblé près de 100 élus. La région est un lieu d'empreinte forte de l'APVF qui y a tenu deux fois ses Assises.

Le lien entre l'APVF et la région Bourgogne-Franche-Comté se manifeste par des élus communs : Nicolas Soret (Joigny) et Eric Houlley (Lure) siègent en effet dans les instances de direction à l’APVF, tandis que deux autres Willy Bourgeois (Lons-le-Saunier) et Bertrand Veau (Tournus) sont adhérents à l’APVF pour leur commune respective. Parmi les intervenants, Laurence Porte, Vice-président de l'APVF et maire de Montbard, a pu présenter le suivi et sa vision des programmes de revitalisation, en particulier Petites Villes de Demain. Etait également présente Marie-Claude Jarrot, Présidente du Cerema, maire de Montceau-les-Mines ; le Cerema est un partenaire essentiel des petites villes sur les questions d’ingénierie.

L'enjeu de la journée était tout d'abord de présenter un état des lieux de la situation des finances locales. Après une objectivation de la situation grâce à l'Agence France Locale, avec son directeur des prêts, Philippe Rogier, partenaire de l'APVF, les maires ont échangé sur la situation dans leurs communes. Il n'a pas été possible de faire l'impasse sur le "DILICO" dispositif de lissage conjoncturel. Il a été étendu par le biais d’un amendement sénatorial, l’amendement Sautarel, à 2.500 collectivités, dont de très nombreuses petites villes. La liste exacte des communes concernée a été difficile à déterminer et l'ensemble des maires a dénoncé l'opacité dans laquelle nombre de petites villes préparent leur budget. C'est plus généralement la politique de stop and go de l'Etat qui a été dénoncée, puisqu'elle empêche toute prévisibilité et la réalisation des projets électoraux des maires.

A également été évoqué la situation financière des Régions et des Départements et à leurs marges de manœuvre qui n’ont cessé de se réduire. Ce sont pour les petites villes des partenaires incontournables et des collectivités d’aménagement du territoire. Les affaiblir c’est porter atteinte à la cohésion des territoires. Voilà pourquoi, l'APVF a rappelé publiquement les conséquences très directes pour nos petites villes, de la dégradation de la situation financière des départements et nous pouvons le faire aussi, bien sûr pour les Régions.

L'autre grand en jeu de la journée a été celui des programmes de "revitalisation" - même si le terme a fait débat. La directrice adjointe de Petites Villes de Demain, Marion Nahant, a présenté un point d'étape et esquissé des perspectives pour le programme de l'ANCT. Le Président de l'APVF, Christophe Bouillon, a rappelé que c’est dans les petites villes que s’est souvent posée avec beaucoup d’acuité la question des taux de vacances commerciales particulièrement élevés et bien sûr la question des moyens souvent insuffisants pour disposer des ressources financières mais aussi en ingénierie pour mener à bien avec efficacité des actions de revitalisation. Et c'est après d'intenses tractations avec l'Etat que l'APVF a obtenu, il y a maintenant 5 ans, la création du programme Petites Villes de demain. Concrètement, en Bourgogne-Franche-Comté, il y a 145 collectivités bénéficiaires de ce programme.

Les retours attestent que l’offre d’ingénierie a répondu aux besoins avec notamment l’apport des chefs de projet et que le programme a souvent permis l’émergence d’un véritable projet de territoire en y associant les EPCI. Certes des points demeurent en suspens comme les modalités de gouvernance entre les différents acteurs et également celles de financement, qui n’ont pas toujours été à la hauteur de ce qui aurait pu être espéré par les Maires.

C’est la raison pour laquelle, l’APVF plaide pour un prolongement du programme au-delà de 2026 et que dans la perspective d’un PVD 2 les communes lauréates disposant d’un « effet coupe file » vis-à-vis des financements de droit commun.

 

Ces rencontres ont également été l'occasion d'accueillir le Sénateur Jérôme Durain, Premier Vice-Président de la Région etr apporteur d'une proposition de loi sur le narcotrafic examinée en ce moment à l'Assemblée nationale.